Agenda
MEDICULTURES
31 mai 2012
Colloque au champ - Produire plus et mieux les grandes cultures en zone méditerranéenne
Actualités
Estimations superficie Oléagineux - mai 2012
07 mai 2012Colza d'hiver : 1 535 575 ha
Colza de printemps : 4 424 ha
Total colza : 1 539 999 ha
Tournesol :
Estimations superficie oléagineux - novembre 2011
22 novembre 2011Colza d'hiver : 1 550 430 ha ; 34.5 q/ha ; 5 343 292 tonnes
Colza de printemps : 4 217 ha ; 30,6 q
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Déchaumage, labour, faux-semis
Le déchaumage
Réalisé, au plus tôt juste après la moisson et, dans tous les cas, avant la grenaison des mauvaises herbes présentes durant l’été, le déchaumage vise à détruire des mauvaises herbes développées et à éviter toute augmentation du stock semencier. Il peut également stimuler la levée groupée de certaines espèces annuelles non dormantes ou à faible dormance et capables de lever jusqu’en fin d’été (bromes, raygrass, amarantes, voire chénopodes), à la faveur d’un temps assez humide et doux. On obtient alors le résultat recherché par la technique du faux-semis. Le déchaumage est impératif en présence d'ambroisie, en raison du risque allergisant du pollen.
• Si les mauvaises herbes risquent de grainer après la récolte du précédent, déchaumer précocement en été.
• Pour détruire des adventices à des stades bien avancés, privilégier les cultivateurs à dents rigides (type Smaragd) ou à socs larges et plats (type Horsch terrano).
• Les déchaumeurs à disques indépendants (type Carrier) ou pulvériseurs (cover-crops) sont moins efficaces pour araser les plantes : envisager des passages croisés si nécessaire.
Le labour
Le labour élimine les adventices et les repousses de cultures installées et assure un enfouissement de près de 90 % des graines de l’année localisées en surface. En profondeur, les graines ne peuvent pas germer et entrent en dormance. Dans le même temps, le labour fait généralement remonter à la surface
35 % de graines anciennes encore viables (mais dormantes), enfouies au cours des années antérieures.
• Labourez lentement, en terre ressuyée, à 20-25 cm de profondeur.
• Pour lutter contre les espèces annuelles dont les graines dépérissent rapidement dans le sol (bromes, vulpins, ray-grass, panics, sétaires, digitaires), un intervalle de 3 à 4 ans entre chaque labour est optimal.
| En agriculture biologique, les labours sont généralement retournés et non dressés car ils ont surtout une fonction de désherbage. |
Première cible : les graminées
L’efficacité du labour est fonction de la périodicité de l’opération et de la persistance du stock semencier des mauvaises herbes considérées. Si les bromes, vulpins, ray-grass, panics, sétaires, digitaires sont relativement sensibles au retournement de sol par le labour, ce n’est pas le cas des dicotylédones aux levées printanières (amarantes, chénopodes, morelles, renouées, datura…).
Le faux-semis
Décomposé en deux étapes (stimulation de la levée des mauvaises herbes, puis destruction) à intervalle de 15 à 20 jours minimum, il vise à obtenir un lit de semences aussi propre que possible, donc un salissement minimal de la culture. A long terme, la répétition de faux-semis participe à la réduction du stock semencier pour les cultures suivantes (opérations de "déstockage").
| Le faux-semis est une opération culturale indispensable en agriculture biologique. |
Après la reprise du labour, faire une première préparation superficielle avec un outil à dents (vibroculteur, herse plate, herse de déchaumage ou herse étrille), complétée par un rappuyage, dès les premiers signes de réchauffements.
• Laisser passer 15 à 20 jours puis renouvelez l’opération en veillant toujours à maintenir une action superficielle pour ne pas remonter d’autres graines jusque là dormantes.
• Les dernières levées sont détruites avant le vrai semis qui n’intervient généralement pas avant début mai.
• Réaliser les faux-semis sur un sol ressuyé, de préférence avant une petite pluie, en visant une profondeur de travail régulière et voisine de 5 cm.
Adaptation au type de sol
La mise en oeuvre du faux-semis est tributaire du calendrier de travail, des outils disponibles et des conditions pédoclimatiques.
Idéalement, une intervention de faux-semis doit présenter toutes les exigences de structure et d’affinage d’un lit de semences et doit être rappuyé. En sol argileux, mieux vaut démarrer tôt les préparations superficielles pour rendre le faux-semis efficace. Dans certains sols (limons surtout), l’exercice du faux-semis est parfois délicat : l’affinement et l’absence de mottes peuvent en effet favoriser la battance. Il est donc important d’intervenir à bon escient et, dans tous les cas, en conditions parfaitement ressuyées.
Principe de mise en oeuvre du faux-semis avant soja
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Publications
Note nationale BSV 2012 - Les abeilles, des alliées pour nos cultures : protégeons-les !
Cette note a été rédigée par un groupe de travail, DGAl, APCA, ITSAP-Institut de l'abeille et soumise à la relecture du CNE.
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