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Estimations superficie oléagineux - mai 2013
13 mai 2013Colza d'hiver : 1 472 011 ha
Colza de printemps : 6 556 ha
Total colza : 1 478 567 ha
Tournesol
Dossier de presse "Culturales 2013"
14 mars 2013Dossier de presse présenté lors de la conférence de presse Culturales 2013 du 12 mars 2013.
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Les atouts du soja
Le contexte économique favorable de ces dernières années (prix des intrants et du marché) a permis une augmentation des surfaces de soja.
Des exigences en eau plus modérées que celles d’un maïs
Pour obtenir un rendement élevé en situation irriguée, le soja nécessite 30 à 50 mm d’eau en moins qu’un maïs.
De plus, il fait preuve d’une souplesse qui permet de diminuer les apports à certaines époques, voire de réaliser l’impasse sur un tour d’eau sans trop pénaliser le rendement.
En savoir plus : Irrigation
Une culture bien intégrée dans les exploitations céréalières
• Le soja permet un étalement du temps de travail en périodes de semis et de récolte et exige peu de temps pour effectuer la protection phytosanitaire. Son effet bénéfique sur la structure du sol permet de réduire le nombre de passages pour la préparation de la culture d’hiver ou de printemps suivante.
• Le soja ne demande pas de matériel spécifique pour les opérations de semis et de récolte. Il permet l’isolement des parcelles de maïs semences pour les exploitations réalisant ce type de production.
• Le soja facilite la gestion des maladies et des mycotoxines des céréales qui suivent. Un blé de soja est moins atteint par le piétin-échaudage qu'un blé en monoculture, ce qui se traduit sur le rendement et la qualité du blé.
• Dans les secteurs où la chrysomèle des racines du maïs a été piégée, la réglementation contraint les producteurs (zone focus) ou les incite (zone de sécurité), à réaliser des rotations. Le soja, qui s’intègre facilement dans les systèmes de production où le maïs est dominant, est une des solutions possibles.
• L’introduction du soja dans les rotations permet de rompre le cycle de certaines mauvaises herbes, de contrôler celles qui sont difficiles à détruire dans d’autres cultures (graminées estivales annuelles ou vivaces dans le maïs ou le sorgho) et d’alterner les matières actives utilisées sur une même parcelle.
Pas d’engrais azoté sur le soja
Aucun apport d'engrais azoté n'est à effectuer sur le soja en raison de la symbiose entre les racines de soja et la bactérie Bradyrhizobium japonicum apportée lors de l'inoculation.
Cette caractéristique et la diminution de l'apport d'azote à effectuer sur un maïs qui suit un soja contribuent à la baisse des quantités d'engrais de synthèse apportées dans la rotation.
En savoir plus : Inoculation, Fertilisation
Très peu de traitements anti-parasitaires contre les maladies ou les ravageurs
Pour lutter contre le sclérotinia, maladie numéro un du soja irrigué, une variété et un peuplement adaptés et une irrigation raisonnée permettent un contrôle efficace dans la plupart des situations. Aucun traitement chimique n’est d’ailleurs autorisé contre cette maladie.
Les acariens sont généralement bien contrôlés sans intervention chimique si les plantes sont correctement irriguées.
Contre les punaises, ravageur principal ces dernières années, une méthode de lutte basée sur l’observation à la parcelle a été mise au point et permet d’éviter tout traitement inutile.
Contre la pyrale du haricot, présente dans le Sud-Ouest depuis 2003, il n'existe pas de traitement chimique efficace. Une irrigation correctement conduite permet de réduire fortement la gravité des attaques.
En savoir plus : Maladies, Ravageurs
Une culture bien adaptée à l'agriculture biologique
Peu sujet aux maladies et aux attaques de ravageurs, et ne nécessitant pas d’apport azoté, le soja convient parfaitement au mode de production biologique.
En savoir plus : le soja biologique
Soja dérobé : un intérêt économique réel
La technique du dérobé, appelée aussi «double culture», est bien adaptée au soja dans les régions du sud de la France juste après une culture d'hiver récoltée tôt : orge, pois, ail, colza.
Il faut toutefois bien anticiper (choix de la variété, date de semis précoce) et disposer d’eau en quantité suffisante.
Bien conduit, le soja en dérobé peut atteindre environ 25 q/ha.
En savoir plus : le soja en dérobé
Alimentation humaine et alimentation animale, deux débouchés en plein essor
Systématiquement contractualisée et tracée, la production de soja pour le débouché "alimentation humaine" représente environ 30% des tonnages produits en France en 2011 contre 5 % seulement en 2002. Les "soyfoods" sont des produits obtenus selon des procédés naturels à partir de la graine entière : tonyu dit "lait de soja" et tofu seul ou incorporé dans des plats cuisinés, yaourts, glaces... Très variés, ils correspondent à une forte attente des consommateurs : un quadruplement des tonnages utilisés pour ce débouché est prévu à l'échelle européenne dans les 10 ans qui viennent.
L'alimentation animale reste encore le débouché principal du soja produit en France (70 % du tonnage environ en 2011). Les graines entières, extrudées ou toastées, afin d'éliminer les facteurs antinutritionnels présents dans la graine crue, sont surtout destinées aux volailles et aux porcelets. Cette production est appréciée des transformateurs en raison de son caractère non OGM, de la proximité des approvisionnements et d'une traçabilité fiable. Elle est cependant soumise à la forte concurrence des sojas d'importation, brésiliens, en particulier. De plus cette utilisation ne valorise pas l’huile contenue dans la graine à son juste prix ce qui rend son équilibre économique délicat. Une des pistes à l’étude actuellement consisterait à optimiser la double valorisation des fractions protéiques et huile de la graine de soja au travers d’unités de trituration dimensionnées à l’échelle des bassins de culture et de consommation par l’alimentation animale.
En 2012, dans les élevages bio, 100 % de l'alimentation animale devra être issue de l'agriculture bio. Pour les monogastriques, le soja pourrait répondre en partie à une demande croissante en compléments protéiques dans les formulations d'aliments. Ce type de débouchés offre également une marge de bon niveau aux producteurs. Les récoltes sont souvent contractualisées avec un cahier des charges strict mais moins exigeant que celui des graines destinées à l'alimentation humaine.
L'avenir de la filière du soja français
Cette plaquette propose une synthèse du travail de diagnostic (2007-2009) engagé par l’ONIDOL en collaboration étroite avec le CETIOM. Cette étude à laquelle ont été associés les principaux acteurs impliqués dans la production, la collecte, la transformation pour les différentes utilisations, et la mise sur le marché du soja produit en France a permis d’évaluer les forces et les faiblesses de cette filière spécifique qui retrouve actuellement un contexte favorable à un redémarrage.
Télécharger la plaquette (PDF 1250 Ko)
Publications
Note nationale BSV 2012 - Les abeilles, des alliées pour nos cultures : protégeons-les !
Cette note a été rédigée par un groupe de travail, DGAl, APCA, ITSAP-Institut de l'abeille et soumise à la relecture du CNE.
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