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Estimations superficie Oléagineux - mai 2012
07 mai 2012Colza d'hiver : 1 535 575 ha
Colza de printemps : 4 424 ha
Total colza : 1 539 999 ha
Tournesol :
Estimations superficie oléagineux - novembre 2011
22 novembre 2011Colza d'hiver : 1 550 430 ha ; 34.5 q/ha ; 5 343 292 tonnes
Colza de printemps : 4 217 ha ; 30,6 q
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2006 - Colza
20.12.2006
20/12/06 - Colza : Le climat automnal doux a favorisé la croissance du colza mais aussi son élongation.
La double pesée est recommandée pour tenir compte de l’azote absorbée et raisonner la fertilisation au printemps.
Voir conseil de pesée
Région Centre/ Ile de France/ Eure :
Les colzas ont des croissances contrastées. Au Sud, les pesées sont souvent inférieures à 1 Kg alors qu’au Nord, les colzas sont plus développés avec par endroit des pesées record à plus de 4 kg. Par rapport à 2005, nous sommes légèrement en dessous du poids moyen constaté.
L’élongation varie fortement en fonction des variétés et peut présenter un risque pour l’hiver.
La grosse altise et le charançon du bourgeon terminal sont présents sur quelques parcelles avec plus de 50 individus par pieds.
Le phoma a eu des conditions climatiques favorables à son développement cet automne. Sur certaines variétés éruciques, à tolérance moindre, les nécroses affectent e 50 à 100% des pieds.
Ensavoir plus
Bilan annuel du phoma en région Centre (
80 Ko)
Région Poitou-Charentes/Vendée/Limousin :
On observe de fortes variations de croissance selon les secteurs : les pesées s’étalent de 0.8 à 4 Kg. L’élongation est forte -10 à 12 cm- selon les variétés et un risque de dégâts de gel existe en cas d’une chute importante des températures.
Les parcelles sont saines : peu de sclérotinia, de phoma et d’oïdium observés. En revanche, la présence d’orobanche est déjà très marquée cette année (somme de températures favorables) et son développement futur sera fonction du climat au printemps.
Région Bretagne/Pays de la Loire/Basse Normandie :
La croissance des colzas n’a été interrompue que récemment par la chute des températures. Les pesées de 2 à 3 Kg confirment la forte croissance du colza avec par endroit des biomasses plus fortes avec l’apport d’effluents d’élevage.
Les récentes pluies (supérieures à 350 mm) peuvent avoir lessivé une partie du soufre. Une information vous sera faite début 2007 sur la conduite à tenir.
Les ravageurs sont très peu présents sur ce secteur.
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Conseil de pesée du 20 décembre 2006
20.12.2006
20/12/06 - Conseil colza : Pesez vos colzas et vérifiez en même temps la présence d’altises.

Pour les gros colzas, faites une double pesée en raison des risques de perte de feuilles par le gel hivernal. La première pesée (Entrée Hiver) est à faire maintenant. Profitez en pour vérifier la présence d’insectes dans les pétioles et le cœur des plantes.
Comment bien réaliser sa pesée ?
27.11.2006
27/11/06 - Orobanche du colza : des conditions climatiques idéales pour son développement
L’orobanche est un parasite du colza. Dépourvu de chlorophylle, elle puise ses éléments nutritifs en se fixant sur les racines du colza. Elle affaiblit les plantes qu’elle parasite et peut dans certains cas les faire totalement disparaître.
Une expérimentation menée par le CETIOM en Charente Maritime montre localement une forte attaque de l’orobanche sur colza. Courant novembre, plus de 50% des pieds prélevés sont attaqués par ce parasite. Les stades de développement assez avancés peuvent aller jusqu’au bourgeon 1 cm :

Bourgeon d’orobanche
Cliquer ici pour agrandir la photo
Visualiser la galerie photos (prises fin novembre en Charente Maritime)
Le climat doux et humide explique leur fort développement. Sur septembre et octobre, la somme des températures moyennes est supérieure de 200°C à celle de 2000-2001, année à forte pression. Une émergence précoce est possible si le printemps est doux.
La détection d’orobanche se fait facilement au mois d’avril. Il est aussi possible en début d’hiver, pour de bons observateurs, de déceler sa présence. Situé dans des ronds dépressifs, les pivots des colzas laissent voir les premières infections :

Rond où le colza est de plus faible vigueur
Pour mieux connaître ce parasite et limiter son développement :
27.11.2006
27/11/06 - Conseil colza : Pesez maintenant vos gros colzas.
Pour les colzas qui couvrent entièrement le sol, faites une première pesée.
Les gros colzas perdent généralement beaucoup de feuilles avec les rigueurs de l’hiver. A titre d'exemple, à la fin de l’hiver 2006, ces pertes ont oscillé entre 20 et 80 % du total de l’azote absorbé.
Le Cetiom a montré que 50% de l’azote contenu dans les feuilles qui tombent sous l’effet du gel hivernal est réutilisé au printemps par le colza. Pour estimer correctement ce poste de fourniture, il suffit de faire une première pesée avant les fortes gelées puis une seconde en sortie d’hiver. La moyenne des deux chiffres donne une estimation (après calcul ou utilisation de la réglette azote) pertinente de l’azote «absorbé».
Pour le producteur, réaliser une double pesée, c’est faire des économies sur le poste azote (parfois supérieure à 50 unités). Pour les collecteurs, c’est l’assurance de mieux valoriser la collecte (0.5 - 0.7% d’huile de plus si la dose est optimale).
Comment faire ma pesée ?
Télécharger le document (
70 Ko)
Farmstar : Pilotez votre fertilisation azotée sans peser
22.11.2006
22/11/2006 - Rencontres Techniques Régionales à Niort, Orléans et Rennes début 2007
Pour vous inscrire et tout connaître des dates, lieux et programmes de l'Agenda régional zone ouest :
17.11.2006
17/11/06 - Colza : Les cumuls de températures ont permis une forte croissante des semis les plus précoces.
Le scénario climatique actuel confirme bien nos conseils antérieurs en matière de choix variétal : retenir une variété peu sensible à l’élongation, TPS Phoma et portant une résistance quantitative (Groupe 1)
Région Centre/ Ile de France/ Eure :
Derrière des pesées pouvant atteindre 4Kg de biomasse fraîche se cachent des peuplements hétérogènes. La gestion des pailles du précédent a en effet perturbée la croissance de certaines parcelles. Aujourd’hui, le colza est en majorité gros et il faut penser à effectuer les pesées.
Reportez vous au conseil
Cette croissance importante des colzas ne présage en rien du rendement final. Les plantes deviennent plus sensibles à l’élongation, au gel ultérieur, porte d’entrée pour le phoma.
Plus que jamais, la dose d’azote doit être adaptée selon le résultat de la pesée.
Les insectes repérés en nombre n’ont pas causé de dégâts majeurs car les populations se trouvaient dispersées.
Le phoma exerce une pression supérieure aux années antérieures. Des macules sont visibles mais elles sont d’autant moins à craindre que l’on aura fait le « bon choix » variétal ( TPS, groupe 1)
Région Poitou-Charentes/Vendée/Limousin :
L’état actuel des colzas dépend de la date de semis. Ceux semés avant le 4 septembre sont bien développés avec un début d’élongation même pour des semis très clairs réalisés au semoir monograine. Ceux semés entre le 4 et le 20 septembre ont vu leur croissance perturbée par de fortes pluies. Depuis fin octobre, on observe une bonne récupération.
Les petites et grandes altises ont fait leur apparition alors que quelques charançons du bourgeon terminal sont présents dans le Sud Charentes. Cette année, les taupins sont nombreux.
Le phoma se révèle avec quelques macules mais les risques sont faibles pour les variétés TPS groupe 1.
Quelques calépines et Sanves sont en fleur.
Région Bretagne/Pays de la Loire/Basse Normandie :
Après un démarrage difficile, le colza est aujourd’hui bien développé. Des contaminations phoma ont été observées (macules sur feuilles sénescentes) il y a quelques semaines mais la contamination a cessé grâce au coup de froid.
Pas d’insectes repérés à ce jour.
06.11.2006
06/11/2006 - Dernières données du réseau de piégeage du phoma du colza
Retrouvez les derniers résultats du réseau de piégeage du phoma du colza de la région Centre dans notre rubrique :
En savoir plus :
25.10.2006
25/10/06 - Colza : La gestion des pailles et de l’enherbement : les deux premiers facteurs limitants de la campagne
Les observations réalisées ces derniers jours sur les départements du Cher et de l’Indre sur 200 parcelles permettent de mettre en évidence les premiers facteurs limitants de la campagne.
Le premier facteur est la gestion de la paille pendant l’interculture 2006. En effet dans 32 % des parcelles, la mauvaise répartition de la paille tant en surface que dans le lit de semence a occasionné des difficultés lors de l’implantation. L’homogénéité, la vigueur et l’élongation en sont affectées.
Aujourd’hui, près de la moitié des parcelles ont un peuplement homogène. Pour 18% des parcelles, la combinaison des facteurs conduit à une forte hétérogénéité qui constitue une limite à l’expression du potentiel de la culture (voir graphique ci-dessous).
En savoir plus :
Avant le semis

Homogénéité de peuplement des 200 parcelles observées (Indre & Cher)
Le deuxième facteur limitant de ce début campagne est l’enherbement. Les parcelles limitantes enregistrent par exemple des populations de géraniums supérieures à 100 plantes / m² ou de chardon marie. (voir graphique ci-dessous)
En savoir plus :
Désherbage
Les autres facteurs expliquant l’hétérogénéité sont les dates de semis trop tardives et un sol trop soufflé.

Etat de l’enherbement des 200 parcelles observées (Indre & Cher)
04.10.2006
4/10/06 - Conseil colza : Raisonnez le traitement fongicide du phoma.
Afin de lutter efficacement contre le phoma, il faut prendre en compte :
- La sensibilité de la variété de colza à ce champignon
- le stade de la culture
Référez vous au tableau ci-dessous pour décider de l’opportunité d’un traitement selon l’avertissement de la PV.
Comportement phoma de la variété | Zone à pression phoma FORTE Région Sud, région Ouest et Nièvre | Zone à pression phoma MOYENNE à FAIBLE Bretagne et Ouest atlantique |
TPS | Traitement inutile car non rentable sauf en cas de forte disponibilité en azote*, de levée précoce et si le colza a moins de 6 feuilles (B6) au Top PV. | Traitement inutile car non rentable |
PS | Déclencher le traitement fongicide au moment du Top PV : en cas de levée précoce et de forte disponibilité en azote* ; | Traitement inutile car non rentable. |
S | Variétés à proscrire. | Variétés fortement déconseillées. Un fongicide peut être appliqué au Top PV. |
*plus de 100 unités d'azote disponible à l'automne
En savoir plus
Phoma : lutte et biologie
04.10.2006
4/10/06 - Colza : des taux de levée corrects
Région Centre/ Ile de France/Eure :
La plupart des colzas ont entre 4 et 8 feuilles. Des risques d’élongation existent pour des variétés sensibles si les levées sont intervenues avant le 1er septembre avec une densité actuelle d’au moins 50 plantes/m² (voir graphique ci-dessous)

Les dernières pluies ont favorisé la maturation des périthèces de phoma. Actuellement, l’émission des spores se trouve limitée par la forte humidité et les basses températures. Un réseau de capture permet de suivre la progression de ce champignon.
L’application tardive de sulfonylurées sur céréales conjuguée aux faibles pluies estivales perturbe la croissance sur quelques parcelles.
En ce qui concerne les insectes, présence d’une grande diversité de ravageurs (taupins, vers gris terricoles, ......), mais pas de manière généralisée.
Les surfaces sont en hausse de 5% au profit des hybrides alors que les lignées restent stables.
Région Poitou-Charentes/Vendée/Limousin :
Les colzas lèvent correctement et sont entre les stades cotylédons et 6 feuilles. Pour les semis précoces, si la densité actuelle est de 40 à 50 plantes/m² au stade 4/6 feuilles, le risque d’élongation du collet peut être réduit avec l’application d’un régulateur début octobre.
Les noctuelles, petites altises et taupins ont occasionnés localement quelques dégâts.
Sur certaines parcelles, la croissance du colza est perturbée par des résidus de sulfonylurées (voir photo ci-contre). La rémanence est d’autant plus importante que les pluies ont été peu abondantes après les applications souvent plus tardives que les années passées. Ce phénomène est souvent amplifié par du travail sans labour.
Les surfaces sont en hausse (en moyenne 10%).
Région Bretagne / Pays de la Loire :
Les colzas semés fin août ont été dépassés par ceux semés à partir du 10 septembre. Les stades s’échelonnent de 3 feuilles à 10 feuilles.
Les ravageurs sont peu présents mais il convient de maintenir une surveillance sur les altises. Des problèmes de ruptures du collet touchent quelques parcelles, le plus souvent là où le sol a été tassé. Nos équipes travaillent pour préciser la cause de ce phénomène (mécanique, ravageurs – carabes ou taupins, ....).
Les surfaces sont en hausse (en moyenne 10%), principalement de part l’utilisation croissante des semences de ferme.
Voir aussi : conseil du 4 octobre 2006
11.09.2006
11/09/06 - Conseil colza : La petite altise - une surveillance s’impose.

Ce petit coléoptère d’environ 2 mm peut causer des dégâts précoces. En effet, les adultes s’attaquent aux limbes des cotylédons et des feuilles.
Les bordures des parcelles sont généralement les plus touchées et en cas d’infestation, un traitement peut être réalisé jusqu’au stade 3 feuilles.
Atttention ! Il est fortement conseillé d’attendre pour détruire les repousses des parcelles de colza 2006 afin de ne pas faire migrer les altises vers les semis 2007.
11.09.2006
11/09/06 - Colza – Entre semis et levée
Région Centre/ Ile de France/ Eure
Les levées varient en fonction des pluviométries locales. Aujourd’hui, 20 à 30% des parcelles connaissent des difficultés de levée en raison du manque d’eau. Alors que les colzas semés précocement arrivent au stade premières feuilles, ceux implantés ces derniers jours n’ont pas encore germé.
Au niveau insectes, les populations de petites altises augmentent avec les fortes chaleurs.
La sole de colza continue à croître au détriment des autres têtes de rotation mais aussi des pailles sur pailles.
Région Poitou-Charentes/Vendée/Limousin
Les semis se réalisent actuellement dans une terre sèche. L’emblavement augmente au regard de l’utilisation croissante de semences fermières et certifiées. La densité de semis est revue à la baisse par rapport à l’année dernière, à la faveur du recours de plus en plus fréquent au semoir pneumatique.
Les petites altises sont présentes en grand nombre.
Région Bretagne/Pays de la Loire/Basse Normandie
La sécheresse prononcée en Bretagne n’a pas encore permis au colza de lever, ni aux repousses d’ailleurs. La Normandie et les Pays de la Loire ont bénéficié de pluies, ce qui a permis au colza de lever. Les colzas sont aujourd’hui entre cotylédons et premières feuilles.
La surface de colza est là aussi en augmentation.
Voir aussi : conseil du 11 septembre 2006
08.08.2006
08/08/06 - Colza – Une année décevante pour les rendements
2006 restera une année décevante pour les rendements des colzas de toute la zone. Cette déception est également généralisée à l’ensemble du territoire.
Pour les régions Centre, Ouest Atlantique, Bretagne et Normandie, les moyennes frôlent à peine les 30 q/ha. L’Eure et Loir, premier département français pour la sole colza, plafonne en moyenne à 29q/ha. Le potentiel n’est atteint que rarement.
En savoir plus
Carte des rendements par département sur la zone
Comment expliquer ces rendements ?Les bilans sont en cours. D’ores et déjà, parmi les pistes :
Le contexte climatique
Les conditions d’automne ne sont pas en cause, hormis des accidents liés à l’implantation. Par contre, c’est bien au niveau des conditions printanières que l’on doit chercher : reprise de végétation tardive et surtout floraison tardive (+ 10 à 15 jours selon les régions), alors que la maturité est observée aux dates usuelles. On identifie également des déficiences nutritionnelles importantes (azote, soufre ...) en raison du décalage entre la date de l’apport (centrée sur février) et celle des besoins, fin mars.
C’est donc toute la période floraison/fructification/nouaison et remplissage des graines qui s’en trouve raccourcie avec pour conséquences :
- des siliques moins nombreuses (nos données confirment en moyenne 1000 à 1500 siliques de moins en moyenne, en sachant que pour 30q, il faut impérativement 6000 siliques/m2)
- des graines moins nombreuses, explicatives des rendements de l’année
- des graines légèrement plus petites que les années antérieures (phénomène moins marqué toutefois sur l’Ouest que sur l’Est de la France).
Relation rendement et nombre de graines /m² (réseau Partenaires Centre)
S'ajoute à ce contexte une absence quasi-totale de pluie sur le mois de juin et un épuisement des réserves en eau du sol.
Maladies
Les maladies sont restées discrètes et ne sont pas la cause principale :
- peu ou pas de phoma,
- présence certes d’oïdium à l’automne, mais pas au printemps (froid),
- présence de sclérotinia, mais, dans la grande majorité des parcelles, en deçà du seuil de nuisibilité (10% de taux d’attaque).
Ravageurs
Parmi les ravageurs mal contrôlés, on retiendra dans de trop nombreuses parcelles des attaques sévères de charançon de la tige. Les charançons des siliques, présents bien avant l’apparition des siliques, ont également été mal contrôlés, entraînant des pertes de graines via les dégâts ultérieurs de cécidomyies.
07.07.2006
07/07/06 - Colza – Des rendements variables et un peu décevant

Région Centre/ Ile de France/Eure
La récolte a débuté dans les zones les plus séchantes, principalement au sud de la région dans les argilo-calcaires et les sables. (Champeigne, Champagne Berrichone). Les échos de rendements sont variables de 20 à 40 q/ha avec quelques parcelles assez basses pouvant descendre jusqu’à 15 q/ha. Sur cette zone la récolte est réalisée à 50% avec une majorité de rendement autour de 25-33 q/ha. Les écarts importants sont l’expression d’ensemble d’accidents au cours de la campagne (densité trop forte, problème d’enracinement, carences diverses, phytotoxicité…).
Pour le reste de la région plus au nord, seules les premières parcelles sont récoltées. Les orages du début de la semaine ont interrompu la récolte. Les potentiels de rendement sont meilleurs
Région Poitou-Charentes/Vendée/Limousin
Les récoltes de colzas sont terminées en Charente et Charente-Maritime, avec une variabilité allant de 25 à 38 q/ha. Le secteur de St Jean d’Angely ont des rendements moyens de 28-30 q/ha. Cependant, dans les terres rouges, c'est-à-dire au Nord Charente/Vienne, certaines parcelles atteignent 40 à 45 q/ha.
Dans la Vienne , les récoltes sont encore en cours.
Région Bretagne/Pays de la Loire/Basse Normandie
En Pays de la Loire, les premières parcelles ont été récoltées avec des échos de rendement entre 25 et 30 q/ha. Plus au nord, la maturité approche mais la récolte n'a pas débuté (ou juste quelques parcelles détourées).
Les attaques de sclérotinia sont bien visibles mais sans doute sans incidence sur les résultats de rendements.
Voir aussi : conseil du 7 juillet 2006
07.07.2006
07/07/06 - Conseil colza : récolte et gestion des repousses
Le bon moment pour la récolte
La récolte peut débuter à 15% d’humidité des graines. Plus tôt, il y a des risques de présence de siliques encore vertes et donc de pertes par non battage. A l’opposé, si la récolte est trop sèche, le risque d’égrenage s’accroît.
Normes de commercialisation du colza
Humidité 9%
Impuretés 2%
Huile 40% aux normes d’humidité et d’impuretés
Gestion des repousses de colza
Le déchaumage superficiel à la récolte du colza est très efficace pour générer une levée de repousses et ainsi faire baisser le stock semencier.
Lorsqu’un déchaumage a été réalisé après la récolte, la densité de repousses est parfois impressionnante, pouvant aller de quelques centaines à un millier au m².
Un déchaumage un mois après la récolte détruira les repousses en place, et aura permis un piégeage de l’azote résiduel. Ceci ne générera pas de nouvelles levées significatives.
16.06.2006
16/06/06 - Conseil colza : Chardons et récolte
Destruction des chardons
Une rotation diversifiée permet de limiter les problèmes de désherbage en alternant les grandes familles de plantes cultivées (céréales, à paille, têtes de rotation), les cycles végétatifs et les familles chimiques herbicides.
On peut ainsi contrôler le chardon dans les céréales ou durant l’interculture pour limiter le problème dans les cultures têtes de rotation.
Le bon moment pour la récolte
La récolte peut débuter à 15% d’humidité des graines. Plus tôt, il y a des risques de présence de siliques encore vertes et donc de pertes par non battage. A l’opposé, si la récolte est trop sèche, le risque d’égrenage s’accroît.
Normes de commercialisation du colza
Humidité 9%
Impuretés 2%
Huile 40% aux normes d’humidité et d’impuretés
16.06.2006
16/06/06 - Colza – Un potentiel correct à ce jour

Région Centre/ Ile de France/Eure
Les colzas progressent vers la maturité (stade G4-G5) et leur potentiel est proche de celui des 2 dernières années.
Ponctuellement, on retrouve des parcelles à faible croissance : absence de siliques, pas de vigueur… Les causes peuvent être diverses : enracinement, défaut d’alimentation, application de régulateur tardive, phytotoxicité, rémanence d’herbicides de l’année précédente, dégâts d’insectes… Dans ces derniers cas, les conditions sèches accentuent la réduction du potentiel initial.
Au niveau sclérotinia, les parcelles les plus touchées sont essentiellement basées au sud de la Loire, avec des colzas précoces plus attaqués que les tardifs. Ces attaques résultent souvent d’intervention trop tardives.
Région Poitou-Charentes/Vendée/Limousin
Les colzas sont en phase de maturité (stade G4-G5) avec un potentiel satisfaisant.
Le sclérotinia s’est développé ponctuellement résultant en général de traitements réalisés soit trop tôt, soit trop tard.
Des dégâts de charançons des siliques et cécidomyies sont notés. Les dégâts sont homogènes au sein des parcelles dûs à l’arrivée précoce des charançons des siliques, ce qui a surpris plus d’un producteur.
L’orobanche est toujours présente dans cette région avec de gros dégâts sur certains secteurs. Ce parasite a tendance à se propager, notamment cette année au nord d’Angoulême.
A ce jour, pas de pucerons signalés.
Région Bretagne/Pays de la Loire/Basse Normandie
Les colzas progressent vers la maturité (stade G4-G5).
Le sclérotinia est présent ponctuellement mais sans gravité, excepté en Basse Normandie et Pays de la Loire où certaines attaques peuvent atteindre localement 15-20% de dégâts (nuisibilité au-delà de 10% de pieds touchés).
Quelques dégâts de charançons des siliques et de cécidomyies ont été signalés.
Dans les départements de la Sarthe et de la Mayenne, l’oïdium a fait son apparition.
Toujours pas d’observations de pucerons
Voir aussi : conseil du 16 juin 2006
30.05.2006
30/05/06 - Colza – On avance doucement vers la maturité

Région Centre/ Ile de France/Eure
Les colzas sont défleuris (stade G2-G4).
Ponctuellement, on retrouve des parcelles à faible croissance : absence de siliques, pas de vigueur… Les causes peuvent être diverses : enracinement, défaut d’alimentation, application de régulateur tardive, phytotoxicité, rémanence d’herbicides de l’année précédente, dégâts d’insectes…
Les températures douces jusqu’à mi-mai, conjuguées à de forte hygrométrie ont permis le développement du sclérotinia avec des attaques parfois importantes mais contenues à quelques parcelles.
Les conditions climatiques actuelles sont favorables à une certaine récupération des attaques signalées de charançon de la tige.
A ce jour, pas de pucerons signalés. Les dénombrements de siliques sont en cours sur un réseau de parcelles de la région (à venir)
Région Poitou-Charentes/Vendée/Limousin :
Les colzas sont tous défleuris. L’ensemble des parcelles est prometteur.
Le sclérotinia s’est développé très ponctuellement avec parfois des attaques assez importantes. Les symptômes d’oïdium sont à surveiller dans les parcelles n’ayant reçu aucun fongicide jusqu’à ce jour. En cas d’apparition sur haut de tiges et jeunes siliques, il serait sera nécessaire d’intervenir (conseil).
Des dégâts de charançons des siliques et de cécidomyies ont été signalés. Les dégâts sont homogènes au sein des parcelles dus à l’arrivée précoce des charançons des siliques.
Au nord de la Vienne et des Deux-Sèvres, les parcelles ayant été touchées par les méligèthes sont quelque peu en retard avec à priori un potentiel que légèrement affecté.
A ce jour, pas de pucerons signalés.
Région Bretagne/Pays de la Loire/Basse Normandie
Les colzas ont leurs siliques déjà bien bosselées, très vertes. L’état actuel laisse penser à un bon potentiel.
Le sclérotinia est présent mais stoppé par les températures fraîches de la saison.
Ponctuellement, des dégâts de charançons des siliques et de cécidomyies ont été signalés.
A ce jour, pas de pucerons dans les parcelles.
Voir aussi : conseil du 30 mai 2006 ci-dessous)
30.05.2006
30/05 - Conseil : Pucerons et Oïdium
Surveillez les pucerons
A ce jour, aucun puceron n’a été signalé dans les parcelles de colza
Si les pucerons sont présents, seule une application des zones touchées est utile. Un traitement de bordure est alors souvent suffisant.
Traiter à partir de 2 colonies visibles par m².
Oïdium : raisonnez les interventions
La protection doit être raisonnée, sur observation des symptômes.
En cas de développement de la maladie sur haut de tiges et jeunes siliques, traiter avec l’un des produits autorisés. On peut traiter jusqu’à 3 semaines avant la récolte.
10.05.2006
10/05/06 - Colza - Une fructification qui démarre dans de bonnes conditions

Région Centre/ Ile de France/Eure
Au sud de la région, les parcelles les plus avancées sont en fin de floraison. Au nord, les colzas sont encore en pleine floraison avec chute des pétales et formation des siliques.
Les conditions climatiques de ces derniers jours sont favorables pour le développement du sclérotinia. Les traitements sont donc à prévoir si cela n’est déjà fait.
Au nord de la région, les dégâts de charançons de la tige ont été confirmés (éclatement des tiges). Localement, des dégâts de méligèthes ont été signalés. Les charançons des siliques sont présents de façon importante et généralisée (voir conseil). Pas de présence de pucerons pour le moment.
Région Poitou-Charentes/Vendée/Limousin :
Le stade le plus fréquent observé sur la région est « fin floraison ». Toutefois, certaines parcelles ayant eu des dégâts de méligèthes sont encore en pleine floraison (compensation)
Dans les conditions de l’année, le risque sclérotinia est plus élevé que l’an dernier. Les sols sont humides, donc favorables à la germination des sclérotes. Les brumes et les quelques pluies sont également favorables à un maintien de l’hygrométrie permettant le développement du champignon dans les plantes.
L’oïdium présent à l’automne a pratiquement disparu. Les conditions climatiques actuelles lui sont défavorables.
Cette année, les charançons des siliques ont fait leur apparition très tôt et en nombre ; Surveiller vos parcelles (voir conseil).
Actuellement, on n’observe pratiquement pas de pucerons cendrés sur les parcelles.
Les colzas sont beaux et prometteurs ; les conditions climatiques de juin lors du remplissage seront déterminantes pour l’obtention d’un bon rendement.
Région Bretagne/Pays de la Loire/Basse Normandie
Les colzas sont en pleine floraison avec formation des siliques (stade G2-G3). Un retard d’une quinzaine de jours est toujours présent par rapport à un cycle « normal ».
Pas d’alertes spécifiques pour le sclérotinia dû aux températures redevenues fraîches, mais certains traitements sont réalisés en préventif.
Contrairement à 2005, très peu de dégâts de méligèthes ont été signalés. Cependant, les charançons des siliques sont présents – à surveiller (voir conseil).
L’état actuel des colzas permet d’entrevoir un potentiel prometteur…
Voir aussi : conseil du 10 mai 2006
10.05.2006
10/05/06 - Conseil : Charançons des siliques
Charançon des siliques : repérer les premières arrivées dans la parcelle par piégeage
• En début d’infestation, si seules les bordures de parcelles sont colonisées, traiter le pourtour sur une largeur de rampe de pulvérisateur).
• Si on trouve en moyenne 1 charançon pour 2 plantes à l’intérieur du champ, traiter en plein.
Proscrire le traitement systématique en mélange avec le fongicide “sclérotinia”. Rappelons que les mélanges sont interdits (voir Avertissements PV).
Un bon contrôle du charançon des siliques évite des infestations ultérieures de cécidomyies.
14.04.2006
14/04/06 - Colza - La floraison se fait attendre

Région Centre/ Ile de France/Eure
Les colzas sont en actuellement au stade D2-E, c'est-à-dire boutons accolés à boutons séparés. Selon les températures, les premières parcelles devraient être en début floraison très prochainement, avec un retard d’une dizaine de jours environ par rapport à la normale.
Les conditions fraîches conduisent localement à quelques problèmes accentués sur les parcelles mal enracinées :
- carence en phosphore ,
- carence en soufre (décoloration et jaunissement des jeunes feuilles – les nervures restent vertes- puis rougissement ; les feuilles deviennent cassantes). Le colza a besoin de cet élément en ce moment ; les apports réalisés fin janvier en même temps que l’azote ne sont plus efficaces.
- carence en bore (nécrose au collet, les plantes ne poussent pas)
- feuilles gaufrées qui peuvent être du à des viroses, des piqûres de pucerons à l’automne, ou,à des phytotoxicités d’antigraminés
La présence de méligèthes est détecté mais non critique. Ils restent peu actifs en raison des températures encore assez fraîches.
Région Poitou-Charentes/Vendée/Limousin :
En Charente Charente-Maritime, les colzas ont atteint le début floraison (F1) avec 5 à 10 jours de retard par rapport à la moyenne. Pour les autres départements de Poitou-Charentes et la Vendée, les colzas sont actuellement au stade D2-E+, c'est-à-dire boutons accolés à boutons séparés.
Plusieurs vols de méligèthes et de charançon de la tige ont été signalés vers le 19-20 mars, une semaine après et début avril. Des traitements sont sans doute à prévoir en Vienne et Deux-Sèvres.
Les températures fraîches pour la saison ont réduit l’activité des charançons de la tige et leur infestation.
Quelques cas de phytotoxicité du au Centurion (application d’automne) ont été signalés lors du redémarrage : gaufrage de feuilles, aspect de la plante similaire à des choux.
L’état actuel des colzas permet d’entrevoir un potentiel prometteur…
Région Bretagne/Pays de la Loire/Basse Normandie
Les colzas sont au stade boutons séparés (stade E) et donc avec un retard d’une quinzaine de jours.
Dans cette région, il n’y a pas eu d’alertes pour les charançons de la tige. Les méligèthes sont présent surtout dans les secteurs où les températures sont les plus élevées, mais leur présence restent localisée et non critique pour le moment.
Les cultures de colzas présentent à ce jour un potentiel prometteur…
Voir aussi : conseil du 14 avril 2006
14.04.2006
14/04/06 - Conseil : Sclérotinia
Sclérotinia - traiter seulement si nécessaire et au bon stade :
Les conditions humides actuelles sont favorables à la germination des sclérotes et donc à la libération de l’inoculum. Si le traitement est nécessaire, appliquer un fongicide dès la chute des premiers pétales, environ 8 jours après le début de la floraison, en tenant compte de la résistance du champignon au carbendazime.
16.03.2006
Colza – La montaison des colzas est démarrée

- Colza creux
Région Centre/ Ile de France/Eure
Les colzas sont actuellement en cours de montaison (C2+). Les jeunes feuilles se forment. La reprise est effective malgré des températures un peu fraîches. L’état des colzas est à ce jour satisfaisant (stade, croissance, état sanitaire) par rapport aux autres années. La pluviométrie depuis le début de l’année est suffisante pour un redémarrage en bonnes conditions.
Les apports d’azote sont terminés. Rappelons que pour les gros colzas (biomasse > 2.5 kg/m2) le dernier apport – si nécessaire- peut être légèrement retardé (C2).
Aucun insecte n’est signalé mais attention au retour des températures douces : installez de suite votre cuvette jaune si ce n’est pas fait.
Région Poitou-Charentes/Vendée/Limousin :
Le redémarre des colzas est en cours, les stades actuels vont du début montaison (C2+) à l’apparition de boutons accolés (D1) pour les plus avancés au sud de la région. Aucun problème majeur n’a été signalé.
On note une amélioration significative des densités en sortie d’hiver (en baisse), révélateur d’une bonne prise en compte des conseils CETIOM (optimal entre 25 et 30 pieds/m2).
Les apports d’azote sont quasiment terminées. Notons pour 2006 un progrès significatif en matière d’adoption de la règle de décision en matière de fertilisation azotée du colza au printemps et intégrant la pesée de la matière verte.
Le désherbage n’est pas toujours correct, on retrouve certaines parcelles sales. Si des traitements anti-graminées sont nécessaires, il est temps de les réaliser. La présence d’orobanche dans certains secteurs inquiète les agriculteurs.
Au Nord de la Vienne, les colzas ont souffert de la sécheresse hivernale. Certaines parcelles ont été retournées et seront remplacées par du tournesol. Il a été également signalé quelques parcelles ayant des problèmes d’enracinement et dont le cœur des colzas est creux (difficulté de redémarrage - voir photo).
Surveillez le charançon de la tige si les températures augmentent et prochainement les méligèthes.
Région Bretagne/Pays de la Loire/Basse Normandie
L’état général des colzas est satisfaisant avec un bon enracinement et le potentiel est à ce jour prometteur. Les stades observés sont à début de la montaison plus ou moins avancés selon les zones (de C1 à C2+).Les premiers apports d’azote sont terminés.Des attaques de larves d’altises ont été signalées, parfois importantes.Ponctuellement, des cas de hernie ont été observés, de cœur creux (problème d’enracinement). Mais globalement les parcelles sont propres et saines.
Voir aussi : conseil du 16 mars 2006
16.03.2006
Conseil : Cuvette jaune / Apport d'azote
Cuvette jaune, il est temps de l’installer
La cuvette doit être posée sur la végétation.
Remplir la cuvette avec un litre d’eau et quelques gouttes de liquide vaisselle.
La surveillance doit se faire toutes les semaines et tous les jours après les premières captures.
Où se procurer la cuvette jaune ?
Pour reconnaître vos insectes, référez-vous au guide insectes édité par le CETIOM.
Présentation du guide/Bon de commande
(179 ko)
Finaliser les apports d’azote !
Les derniers apports d’azote peuvent être réalisés en ce moment. Pour les gros colzas – ne justifiant pas d’apports jusqu’à présent- il est conseillé de réaliser si nécessaire cet apport avant la fin du mois.
14.02.2006
Colza – Fertilisation azotée à raisonner selon la biomasse
Une grande variabilité des pesées de matière verte est observée entre région et au sein d’une même région. Il est donc nécessaire plus que jamais de raisonner et adapter la fertilisation azotée en fonction du potentiel de sa culture.
Région Centre/ Ile de France/Eure : tenir compte de l’hétérogénéité des parcelles
Les pesées réalisées en novembre/décembre ont indiqué une grande hétérogénéité selon les parcelles. En sortie hiver, la biomasse est réduite par rapport à celle en entrée hiver, essentiellement du à des pertes de feuilles. On peut estimer cette perte de biomasse selon la taille des colzas à l’entrée de l’hiver. Dans le cas de petits à moyens colzas, la chute est d’environ 30%. Si la biomasse entrée hiver n’a pas été réalisé, il est nécessaire de majorer la biomasse sortie hiver de 15-20% pour tenir compte de l’azote tombé au sol et potentiellement réutilisable (environ 50%). Dans le cas de gros colzas, les pertes sont plus variables. Il est conseillé de majorer la biomasse sortie hiver d’au moins 30%.
Par ailleurs, les reliquats sortie hiver semblent être plus important que les autres années d’environ 20 à 30 unités. Donc, attention à ne pas sur-fertiliser !
Il est également préférable de fractionner les apports d’azote et de ne pas apporter trop d’azote au premier apport (50 u.) pour éviter de favoriser la développer les tiges au détriment du reste dans la suite du cycle.
Région Poitou-Charentes/Vendée/Limousin : retournement de colza à bien réfléchir
Les premiers apports d’azote ont été réalisés.
Les conditions climatiques actuelles assez froides n’ont pas été favorables à l’arrivée des premiers insectes.
Certaines parcelles ont des problèmes de désherbage qui persistent malgré l’effet du gel hivernal sur certaines crucifères.
Dans certains secteurs de Vienne et de Deux-Sèvres, on estime à 20-30% des parcelles qui n’ont pas levé. Dans ce dernier cas, un remplacement de la culture est nécessaire ; pensez au tournesol comme culture de printemps.
Si vous hésitez à retourner votre colza car celui-ci est très petit, pas de hâte ! Vous pouvez attendre la fin du mois de février pour vous rendre compte de son état et bien penser à la rentabilité du remplacement de la culture.
Région Bretagne/Pays de la Loire/Basse Normandie : la perte de feuilles à prendre en compte pour les apports d’azote
Une perte de biomasse a été observée entre l’entrée et la sortie hiver de l’ordre de 20 à 30% du au gel. Il est important de considérer cette perte de biomasse puisqu’une partie de l’azote tombé au sol est potentiellement réutilisable (environ 50%).
Au niveau insectes, le froid ralentit les premières apparitions d’insectes, notamment le charançon de la tige. Attention à surveiller vos cuvettes (conseil) dès que les températures augmentent et par de belles journées ensoleillées. On note dans quelques parcelles des larves d’altises dans les pétioles mais les dégâts restent limités.
Voir aussi : conseil du 14 février 2006
14.02.2006
Conseil : Cuvette jaune / Apport d'azote / Retournement colza
Cuvette jaune, il est temps de l’installer
La cuvette doit être posée sur la végétation.
Remplir la cuvette avec un litre d’eau et quelques gouttes de liquide vaisselle.
La surveillance doit se faire toutes les semaines et tous les jours après les premières captures.
Où se procurer la cuvette jaune ?
Apport d’azote
La pesée ou le conseil Farmstar vous a délivré une recommandation en matière de fertilisation azotée. Pour les gros colzas, il est possible de retarder légèrement (jusqu’à D2) l’apport de la dose recommandée (faible en général). On évitera ainsi de favoriser la croissance des tiges au détriment du futur appareil reproducteur.
Retournement du colza
En Vienne et Deux Sèvres, en cas de retournement de votre colza (petit colza ou densité très faible et irrégulière < à15 pieds/m2), le tournesol reste compatible au printemps avec le programme de désherbage Tréflan et avec la rotation prévue.
Au sud de la Région Centre et en Poitou Charentes, le déficit climatique doit inciter d’ores et déjà à prévoir dans son assolement des cultures moins exigeantes en eau : pensez au tournesol !
23.01.2006
Colza - Un développement végétatif variable selon les régions
Une grande variabilité des pesées de matière verte est observée entre régions et au sein d’une même région. Il est donc nécessaire plus que jamais de raisonner et adapter la fertilisation azotée en fonction du potentiel de sa culture.
Région Centre/ Ile de France/Eure : biomasse importante
Les pesées à l’entrée de l’hiver indiquent une grande variabilité de l’azote absorbé. Les pesées varient de 200 g/m² à 4 kg/m², image des petits colzas qui ont eu quelques difficultés à la levée, et des gros colzas dont le développement est lié à une forte disponibilité en azote dans le sol.
Les pertes de biomasse n’ont pas été excessives jusqu’à présent :
- pour des petits colzas < 1 kg/m² : perte jusqu’à 200 g/m²
- pour des moyen autour de 1,5 kg/m² : perte moyenne de 400-500 g/m²
- pour des colzas > 2 kg : perte d’au moins 600 g/m² voire plus.
Les apports d’azote ne doivent pas être trop précoces, c’est à dire pas avant début février. Si vos colzas sont inférieurs à 600 g/m², un apport d’azote peut avoir lieu avant la fin du mois de janvier.
Pour les parcelles ayant eu des difficultés de levées (surtout au sud de la région), il est nécessaire de bien évaluer la situation en terme de potentiel de la culture (densité, enracinement, peuplement…) avant d’envisager un retournement de la culture.
Région Poitou-Charentes/Vendée/Limousin : petits ou gros colzas selon les départements
L’hiver n’ayant pas été trop rude jusqu’à présent, les petits colzas ont donc poursuivi une légère croissance, repérée par des niveaux de biomasses actuels supérieurs à ceux de l’entrée de l’hiver.
Les sanves présentes dans certaines parcelles n’ont pas été détruites en totalité par le gel : les plantules au stade rosette sont encore visibles.
L’aspect rougeâtre des colzas dans certaines parcelles traduit un signe de carence azotée. Dans ces derniers cas, il est nécessaire d’apporter de l’azote d’ici la fin du mois : 50-60 u avec un complément fin février-début mars. Si les colzas sont petits (inférieurs à 500 g), il est préférable de revoir le potentiel à la baisse pour estimer les besoins en azote et fractionner les apports en 3 applications avec un premier apport autour de 50 unités dès que possible.
Dans certains secteurs de Vienne et de Deux-Sèvres, on estime que les parcelles non levées représentent 20-30%. Dans ce dernier cas, un remplacement de la culture est nécessaire ; pensez au tournesol comme culture de printemps.
Si vous hésitez à retourner votre colza car celui-ci est très petit, pas de hâte ! Vous pouvez attendre la fin du mois de février pour vous rendre compte de son état et bien penser à la rentabilité du remplacement de la culture.
Région Bretagne/Pays de la Loire/Basse Normandie : des colzas sains
Les colzas sont en général très développés. Les pesées indiquent un niveau moyen de 1.2 à 1.5 kg/m² de végétation. Les premiers apports d’azote ne doivent pas avoir lieu avant février.
Voir aussi : conseil du 23 janvier 2006
23.01.2006
Conseil : Pesée et Cuvette jaune
Pensez à la pesée Sortie Hiver
Il serait pertinent de faire une pesée de la biomasse verte pour estimer l’azote absorbé en sortie hiver :
1 - Choisir une zone homogène de votre parcelle
Prendre au hasard 4 placettes de 0,25 m² (fil de fer de 1,80 m = cercle de 0,25 m²)
2 - Couper les plantes qui se situent dans les placettes au ras du sol. Procéder à la pesée sur une végétation sèche
L’azote absorbé = 65 x poids frais (kg/m²)
3 – Lecture à partir de la réglette de la dose d’azote à apporter au printemps. Elle vous donnera directement la dose d’azote à apporter au printemps, en fonction du rendement moyen et du type de sol (tenir compte également d’un apport éventuel de matière organique).
Cuvette jaune, il est temps de l’installer
La cuvette doit être posée sur la végétation.
Remplir la cuvette avec un litre d’eau et quelques gouttes de liquide vaisselle.
La surveillance doit se faire toutes les semaines et tous les jours après les premières captures.
Retournement du colza
En Vienne et Deux Sèvres, en cas de retournement de votre colza (petit colza ou densité très faible et irrégulière < à15 pieds/m2), le tournesol reste compatible au printemps avec le programme de désherbage Tréflan et avec la rotation prévue.
Au sud de la Région Centre et en Poitou Charentes, le déficit climatique doit inciter d’ores et déjà à prévoir dans son assolement des cultures moins exigeantes en eau : pensez au tournesol !
Publications
Sclérotinia du colza et maladies de fin de cycle - Raisonnez la stratégie en floraison
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