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Estimations superficie Oléagineux - mai 2012
07 mai 2012Colza d'hiver : 1 535 575 ha
Colza de printemps : 4 424 ha
Total colza : 1 539 999 ha
Tournesol :
Estimations superficie oléagineux - novembre 2011
22 novembre 2011Colza d'hiver : 1 550 430 ha ; 34.5 q/ha ; 5 343 292 tonnes
Colza de printemps : 4 217 ha ; 30,6 q
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Point colza - 07 février 2012 (copie 1)
07.02.2012
Point colza - Trop tôt pour évaluer les conséquences de la vague de froid
Des températures proches de -20°C dans le secteur de Reims ce weekend
Les cultures de colza de la Zone Est Cetiom viennent de subir une vague de froid inhabituelle par son intensité et sa durée. Les météorologues la compare à celles subies durant les hivers 1985 et 1986 avec cependant des températures globalement moins basses mais en contrepartie une quasi absence de couverture de neige.
La réalisation d’un bilan plus précis de la situation et des éventuels dégâts ne sera possible qu’après une phase de dégel qui n’est pas annoncée pour les 6/8 jours à venir dans la plupart des régions.
Les minima de température n’ont pas été du même ordre selon les régions et les secteurs sans compter que les effets micro climats jouent un rôle important. Grossièrement on peut distinguer 3 cas de figure :
- - Les secteurs bénéficiant d’une couverture neigeuse protectrice. Ils sont très limités et se concentrent sur l’Est de la Franche Comté et de la Lorraine ainsi que certains secteurs d’Auvergne. Ce ne sont pas forcément des régions où le colza occupe une place importante
- - Les secteurs pratiquement sans neige ayant subi des températures les plus basses, -15 °C à -16 ° C avec un minima absolu mesuré sur Reims à -19,7 ° C dans la nuit du 3 au 4 février. Sont concernés prioritairement la région Lorraine et la région Champagne soit de l’ordre de 350 000/400 000 Ha.
- - Les secteurs sans neige avec des minima n’ayant pratiquement pas franchi la barre des – 15 ° C, Picardie, Nord - Pas-de-Calais, Bourgogne et Rhône Alpes.
Notre appréciation de la situation
La résistance au gel des plantes et du colza en particulier reste conditionnée par de nombreux facteurs. Le seuil de résistance habituellement admis se situe vers – 18 ° C pour des cultures bien implantées ayant pu bénéficier d’une phase d’adaptation au froid suffisante, ce qui a été globalement le cas, et sans protection par la neige. La durée d’exposition aux températures basses n’est pas neutre mais il n’existe pas vraiment de références précises sur le sujet. Cela reste donc une inconnue majeure qui ne sera levée qu’après le dégel.
A ce stade de la vague de froid notre appréciation du risque est donc la suivante :
- - Pas de dégâts attendus sur le sud de la Franche Comté et de la Bourgogne, sur Rhône Alpes, sur le sud et ouest de la Picardie et la bordure maritime.
- - Pas trop d’inquiétude sur les secteurs enneigés de la Bourgogne. Des prélèvements de plantes réalisées ce WE et mises à dégeler semble étayer cette vision optimiste de la situation. Les cultures d’orge, plus sensibles au gel que le colza, manifestent cependant des symptômes de dégâts de gel.
- - Concernant le Nord Est, Champagne et Lorraine la circonspection reste de mise. Un secteur élargi autour de Reims qui a connu les minima les plus bas est celui où les dégâts les plus marqués pourraient se manifester. Ailleurs nous ne sommes pas en mesure de nous prononcer pour l’instant. On constatera tout simplement que les cultures de colza étaient dans de bonnes dispositions pour faire face à cette vague de froid hormis les parcelles avec des élongations.
Autres considérations
Même en l’absence de destruction de plantes, la vague de froid va se traduire par une défoliation renforcée des plantes dont il faudra tenir compte pour ajuster les doses d’azoteLe gel pénètre chaque jour plus profondément dans les sols ce qui retardera le redémarrage de la végétation et les capacités des plantes à régénérer leur appareil végétatif. Le dilemme à relever est donc le suivant : comment mettre à disposition des plantes, à partir du moment où elles seront en capacité de l’absorber, l’azote nécessaire pour soutenir leur régénération ?
Les règles à respecter sont les suivantes :
- Pas d’apports avant d’avoir pu juger de l’état réel de la culture. Les parcelles ayant subi d’autres types de dégâts, phytoxicités, ravageurs (larves altise et CBT) seront les plus exposées
- Dès que la culture est jugée viable, faire un premier apport sans tarder avec si possible une forme rapidement assimilable (ammonitrate).
- Ce premier apport restera limité en quantité, 50 unités maximum.
- Ne pas hésiter à fractionner le complément de l’apport en 2 fois si la dose à apporter le justifie.
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