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Estimations superficie Oléagineux - mai 2012
07 mai 2012Colza d'hiver : 1 535 575 ha
Colza de printemps : 4 424 ha
Total colza : 1 539 999 ha
Tournesol :
Estimations superficie oléagineux - novembre 2011
22 novembre 2011Colza d'hiver : 1 550 430 ha ; 34.5 q/ha ; 5 343 292 tonnes
Colza de printemps : 4 217 ha ; 30,6 q
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Traitements insecticides
Insecticides utilisables en pulvérisations foliaires :
substance active, phrases de risque, ZNT, DAR, doses.
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Dernière mise à jour : décembre 2011
Les principes de la lutte raisonnée
Le colza héberge de nombreux insectes qui ne sont pas tous nuisibles. Mais des risques existent à toutes les époques, ce qui exige une surveillance régulière. La lutte chimique raisonnée, mise au point par l’INRA et le CETIOM depuis de nombreuses années, permet de cumuler les avantages sur le court, moyen et long terme. La décision d'intervenir doit s'appuyer sur plusieurs conditions :
Un stade sensible de la culture. Les insectes peuvent être présents dans la culture, mais pour avoir une nuisibilité entraînant une perte significative de production, il faut à la fois :
- la présence d'un stade donné de l'insecte (larve ou adulte selon les cas)
- une phase de développement de la culture sensible aux dégâts de l'insecte considéré.
Une présence significative du ravageur : le seuil d'intervention, lorsque les capacités de compensation de la culture risquent de ne pas être suffisantes pour supporter les agressions. Pour repérer et évaluer l'importance des populations d'insectes utiliser :
- les bulletins de santé du végétal (BSV), en complément du dispositif d'alerte (pièges, proPlant...),
- les données climatiques (notamment les températures), indicateur de la période d'arrivée des insectes,
- au niveau des parcelles, le piègeage et/ou l'observation visuelle (selon le ravageur considéré) afin de valider la présence effective des ravageurs et d'estimer le risque encouru.
Une évaluation de la capacité de la culture à faire face à ses agresseurs et à compenser les dégâts provoqués. Un développement végétatif préalable important, une implantation dans un milieu propice (sol profond, pluviométrie satisfaisante) sont des facteurs favorables pour la culture. A l'inverse, un développement chétif, un sol pauvre ou une attaque parasitaire préalable mal maîtrisée sont défavorables.
Ces 3 éléments permettent d'évaluer l'intérêt d'une intervention en terme de coût / bénéfice. Il est important d'intégrer l'impact d'une mauvaise décision, avec en premier lieu un effet sur les organismes régulateurs des populations de ravageurs : les risques d'apparition de résistances aux insecticides se concrétisent.
En cas d'intervention insecticide nécessaire
appliquer un volume de bouillie suffisant ( de 150 à 200 l) pour assurer un bon mouillage de la culture et, dans certains cas, de la cible ;
appliquer les doses homologuées d’utilisation des produits ;
en floraison, ne pas traiter aux heures les plus chaudes de la journée, mais préférer les traitements en début ou en fin de journée pour préserver les abeilles et autres pollinisateurs ;
lire attentivement les étiquettes et la documentation disponible ;
respecter les recommandations d'emploi des produits ;
prendre toutes les précautions utiles pour limiter les risques de déversement de produit concentré (remplissage du pulvérisateur, fond de bidons, débordement de cuve, fonds de cuve et de rinçage…).
Attention aux résistances
Les premiers doutes concernant une baisse d’efficacité des insecticides de la famille des pyréthrinoïdes, les plus largement utilisés en culture de colza d’hiver depuis plus de 30 ans, ont été confirmés en 1997 sur puceron vert du pêcher. Le puceron vert du pêcher sur colza est résistant aux pyréthrinoïdes et, depuis quelques années, aux carbamates. Contre le puceron vert, les deux solutions insecticides possibles sont le PROTEUS en végétation et le CRUISER OSR en traitement de semences.
En 1999, des échecs de traitements ont été observés sur méligèthes dans l’Est. Des tests en laboratoire ont permis de confirmer l'existence de résistances aux pyréthrinoïdes. Les niveaux de résistance observés ne sont pas forcément très élevés mais sont suffisants pour expliquer les manques d'efficacité des traitements. Toutes les zones de production de colza d'hiver sont concernées.
A l’automne
Tout traitement inutile en début de végétation contre les altises des crucifères, les altises d’hiver, les tenthrèdes, etc. peut venir perturber l’activité de la faune auxiliaire et favoriser l’installation des pucerons verts du pêcher, vecteurs de viroses et résistants aux pyréthrinoïdes. Si un traitement visant les pucerons est justifié, utiliser un produit efficace sur puceron vert et sur d'autres ravageurs.
Au printemps
Le méligèthe est résistant aux pyréthrinoïdes, à l'exception du tau fluvalinate et de l'étofenprox. Les autres produits homologués permettent d'assurer un contrôle satisfaisant des méligèthes.
Une utilisation raisonnée de ces solutions est indispensable. La nuisibilité du méligèthe est généralement faible avec des exceptions possibles en cas de fortes populations sur des cultures à faible potentiel ou déjà handicapées par des difficultés préalables. Les seuils d’interventions et les précautions d’emploi, notamment par rapport aux abeilles, doivent être respectés. Les traitements deviennent généralement inutiles dès que le colza a commencé à fleurir. Par ailleurs, les insecticides appliqués en floraison contrarient l’efficacité d’une faune auxiliaire reconnue très active sur les larves de méligèthes présentes dans les fleurs.
Le groupe de travail "Méligèthes" de l'AFPP publie régulièrement un document qui fait le point sur la situation "Méligèthes" : état des lieux des résistances, produits disponibles, méthodes de lutte.
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Protéger la faune utile, la faune auxiliaire, le gibier
Le colza abrite une grande diversité de petits animaux, des nuisibles potentiels, des hôtes "indifférents" (au rôle mal défini), qu'il faut respecter, et toute une faune utile qu'il faut préserver.
Gros producteur de nectar et de pollen, le colza est ainsi très visité en période de floraison par de nombreux pollinisateurs (dont l'abeille domestique) et de nombreux auxiliaires, agents de régulation des ravageurs du colza mais aussi animaux utiles à d'autres cultures ou formations végétales qui ne peuvent pas les nourrir.
Par ailleurs, couvrant très tôt les sols, à l'automne, le colza d'hiver assure également un couvert attractif pour de nombreuses autres espèces.
Toute intervention insecticide non justifiée s'avère non seulement inutile, mais parfois néfaste lorsqu'elle perturbe l'activité des auxiliaires. Elle peut même être contre-productive, tels les traitements pyréthrinoïdes d'automne qui favorisent les pullulations de pucerons verts du pêcher, résistants aux pyréthrinoïdes.
"Les abeilles butinent - Protégeons-les !"
Dans cette plaquette l'AFPP rappelle les bonnes pratiques d’utilisation des produits de protection des plantes vis-à-vis des abeilles en s’appuyant sur les réglementations les plus récentes. Plaquette rééditée en décembre 2010 suite à un groupe de travail auquel participe le CETIOM.
"Les abeilles butinent - Protégeons-les" (PDF 505 Ko)
Publications
Note nationale BSV 2012 - Les abeilles, des alliées pour nos cultures : protégeons-les !
Cette note a été rédigée par un groupe de travail, DGAl, APCA, ITSAP-Institut de l'abeille et soumise à la relecture du CNE.
Sclérotinia du colza et maladies de fin de cycle - Raisonnez la stratégie en floraison
Observation, reconnaissance de symtômes, stratégie fongicide. Région Poitou-Charentes.
Outils
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Désherbage des oléagineux : méthodes alternatives de désherbage, méthodes agronomiques, désherbage mixte et mécanique
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