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Estimations superficie Oléagineux - mai 2012
07 mai 2012Colza d'hiver : 1 535 575 ha
Colza de printemps : 4 424 ha
Total colza : 1 539 999 ha
Tournesol :
Estimations superficie oléagineux - novembre 2011
22 novembre 2011Colza d'hiver : 1 550 430 ha ; 34.5 q/ha ; 5 343 292 tonnes
Colza de printemps : 4 217 ha ; 30,6 q
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Insectes de printemps
Le charançon de la tige du colza
1. Charançon adulte (agrandir) - 2. Tige déformée (agrandir) - 3. Tige éclatée (agrandir). |
Dès le retour des premiers beaux jours (journées ensoleillées avec une température supérieure à 9°C et en l'absence de vent), les charançons envahissent les cultures pour se nourrir et pondre. l'introduction de l'oeuf dans la tige provoque une réaction des tissus : la tige se déforme, parfois elle éclate et s'ouvre en longueur. La nuisibilité de l'insecte est élevée, voire très élevée en conditions sèches (avec ou sans éclatements de tiges).
Surveiller régulièrement les parcelles en plaçant un piège au sommet de la végétation. Pour cibler ses visites, utiliser proPlant et tenir compte des conditions météo locales.
Attention de ne pas confondre le charançon de la tige du colza avec le charançon de la tige du chou, considéré comme non nuisible, et qui l'accompagne souvent dans les pièges. Le charançon de la tige du chou se distingue par la couleur fauve du bout de ses pattes. La différence est plus facile quand les insectes sont secs.
Stade de sensibilité : début d'élongation des entre-noeuds à la reprise (C1-C2) jusqu'à fin montaison (émission des inflorescences secondaires).
Intervention : traiter dans les 8 jours qui suivent les premières captures dans le piège en période de sensibilité. En cas de premières arrivées très précoces, il est préférable de ne pas intervenir dans les 8-10 jours, et d'attendre un éventuel renforcement des arrivées tant que l'on n'observe aucun prémice de décollement des entrenoeuds, pour positionner une intervention. Dans ce cas attention à ce que les prévisions météo ne risquent pas de conduire à l'impossibilité de passer matériellement (fortes pluies attendues) alors que le stade sensible est atteint et tenir compte de la précocité de reprise de la culture, qui peut être différente d'une variété à une autre et donc d'une parcelle à une autre.
Le charançon de la tige du chou
1. Charançon adulte (agrandir) - 2. Charançon sur boutons de colza (agrandir) |
Le charançon de la tige du chou (Ceutorhynchus pallidactylus – anciennement appelé C. quadridens), accompagne ou précède légèrement et très fréquemment le charançon de la tige du colza dans les cuvettes, à la reprise de la végétation.
Les pontes sont déposées dans les pétioles et les larves migrent plus ou moins rapidement vers la moelle des plantes qui peuvent supporter ces hôtes sans dommages.
Sa nuisibilité reste très limitée, contrairement à celle du charançon de la tige du colza.
Il est donc nécessaire d'apporter le plus grand soin à l'identification des captures dans les pièges pour ne pas les confondre.
Plus petit, le charançon de la tige du chou se distingue par une tache blanchâtre entre le thorax et l'abdomen, bien visible sur le dos, et surtout par ses extrémités de pattes brun orangé tandis que le charançon de la tige du colza est entièrement gris. Au niveau des captures la distinction est plus facile si l'on prend soin de sécher les charançons recueillis ; car mouillés et à l'œil nu, C. napi et C. palladactylus paraissent tous les deux noirs !
Les méligèthes
1. Méligèthe adulte (agrandir) - 2. Bouton attaqué (agrandir). |
Les méligèthes se nourrissent des boutons floraux avant le début de la floraison. Dès la floraison engagée, l'insecte n'est quasiment plus nuisible car il accède directement au pollen sur les étamines des fleurs. La stratégie de lutte doit avoir comme but de maintenir la population à un niveau tolérable pour que la floraison puisse s'engager sans retard important et que les compensations puissent s'exprimer
Situation à risque : les colzas peu vigoureux avant la floraison, irréguliers, ayant déjà subi une attaque parasitaire, mal implantés, sur des sols à faible réserve, exposés au stress hydrique printanier. A l'opposé, un colza bien implanté, au peuplement optimal, sain et vigoureux, dans un contexte pédo-climatique l'exposant peu à un stress hydrique printanier durable, pourra d'autant mieux compenser la perte des boutons floraux.
D'une manière générale, les parcelles les mieux exposées, à l'abri du vent et proches des zonnes boisées, voient souvent des arrivées plus précoces et plus importantes.
Stade de sensibilité : du stade dégagement des boutons (D1) à la floraison engagée.
Seuil d’intervention à partir du nombre d'insectes par plantes :
Un seuil unique n'est pas suffisant pour décider ou non d'une intervention, il doit être modulé selon le stade, le contexte et les capacités de compensation de la culture. On peut considérer un facteur 3 entre les situations les plus à risque décrites ci-dessus et celles qui présentent les plus grandes capacités de compensation.
Etat du colza | Stade | |
Stade boutons accolés (D1) | Stade boutons séparés (E) | |
Colza sain et vigoureux | 3 méligèthes par plante | 6 à 9 méligèthes par plante |
Colza handicapé et peu vigoureux | 1 méligèthes par plante | 2 à 3 méligèthes par plante |
Compter les méligèthes sur au moins 20 plantes consécutives ou 5 fois 5 plantes consécutives a minima, sans choisir les plus hautes ni les plus avancées en stade. Utiliser proPlant et tenir compte des conditions météo locales pour cibler vos observations. Le piège jaune sur végétation peut aussi êre utilisé comme outil d'alerte pour repérer les premières arrivées.
Il convient de ne pas intervenir trop rapidement, mais d'essayer de faire "le plein" avant l'application d'un insecticide. D'une manière générale, intervenir dans la semaine après que le seuil le plus approprié à la situation ait été atteint si les arrivées sont subites. les traitements sont généralement inutiles une flois le floraison engagée.
Sauf rares exceptions, les méligèthes résistent à la plupart des pyréthrinoïdes. Consulter votre technicien pour raisonner l'utilisation des insecticides utiles.
En savoir plus : Produits insecticides (PDF 80 Ko)
Dernière mise à jour décembre 2011
La forte capacité de compensation du colza
Dans une expérimentation menée en 2009 à Estrées Mons (80), dans un sol non limitant, les hampes principales du colza ont été sectionnées au stade G1 (chute des premiers pétales). A la récolte, on a pu constater que le colza a complètement compensé cette ablation de la hampe principale, le niveau de rendement étant identique au témoin. Toutefois on a observé que la variabilité des rendements est plus importante dans la partie où les hampes principales ont été sectionnées. Ce résultat montre bien que le colza est capable de supporter des pertes de boutons notamment dans le cas d’attaque de méligèthes durant la floraison sans que cela ne conduise systématiquement à des pertes de rendement. Dans les situations où les plantes sont stressées (manque d’eau, attaque parasitaire avant floraison) les capacités de compensation sont réduites.
Le puceron cendré
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Les colonies de pucerons cendrés provoquent des avortements et de l'échaudage.
Nuisibilité : très importante en cas d’arrivée précoce par temps sec.
Stade de sensibilité (risque de voir apparaître des colonies denses) : dès la montaison si le puceron cendré est observé à l'automne, sinon de mi-floraison jusqu'à G4.
Surveiller régulièrement le bord et l’intérieur des parcelles : une intervention limitée aux bordures, en zones infestées, est fréquemment suffisante.
Seuil d'intervention à l’intérieur des parcelles : 2 colonies par m².
Le charançon des siliques et la cécidomyie
1. Charançon des siliques - 2. Larves de cécidomyie sur silique (agrandir) |
Afin de pondre ou de prendre de la nourriture, le charançon perfore les jeunes siliques, ce qui permet ensuite à un moucheron (la cécidomyie) de pondre dans les siliques. Ses asticots provoquent des pertes par éclatement des siliques. La stratégie de lutte vise le charançon des siliques (pas de catégorie d'homologation "cécidomyie" en France).
Stade de sensibilité : de la formation des premières siliques, courant floraison à G4.
Les charançons arrivant par vagues successives, la surveillance commence au stade E et doit être continue et régulière pendant toute la période de sensibilité.
En arrivant, les charançons ont tendance à se maintenir quelques jours dans les bordures des parcelles avant de se disperser plus largement.
Seuil d'intervention à l'intérieur des parcelles : 1 charançon sur 2 plantes.
En grandes parcelles, compte tenu du mode de colonisation des parcelles par le charançon des siliques, un traitement de bordure au moment de l'arrivée des insectes peut s'avérer suffisant.
Insectes occasionnels
D'autres insectes et myriapodes peuvent s'installer sur le colza à l'automne et au printemps. Ils sont généralement peu nuisibles, n'impactent pas le rendement et aucun traitement n'est à envisager contre eux : les aleurodes, amara, cétoine, chenilles défoliatrices, mineuse, teigne des crucifères, thrips, tipules, blaniules.
Retrouvez toutes les infos dans le petit guide pratique "Insectes du colza".
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Publications
Note nationale BSV 2012 - Les abeilles, des alliées pour nos cultures : protégeons-les !
Cette note a été rédigée par un groupe de travail, DGAl, APCA, ITSAP-Institut de l'abeille et soumise à la relecture du CNE.
Sclérotinia du colza et maladies de fin de cycle - Raisonnez la stratégie en floraison
Observation, reconnaissance de symtômes, stratégie fongicide. Région Poitou-Charentes.
Formations
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Le diagnostic agronomique pour raisonner la protection des cultures oléagineuses à l'échelle du système
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