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Visite : essais variétés colza : 46, 82, 11, 31

22 mai 2012

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Actualités

Estimations superficie Oléagineux - mai 2012

07 mai 2012

Colza d'hiver : 1 535 575  ha

Colza de printemps : 4 424 ha

Total colza : 1 539 999 ha

Tournesol :


Estimations superficie oléagineux - novembre 2011

22 novembre 2011

Colza d'hiver : 1 550 430  ha ; 34.5 q/ha ; 5 343 292 tonnes

Colza de printemps : 4 217 ha ; 30,6 q


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Naviguer dans la rubrique : Colza / Cultiver du colza / Colza : ravageurs

Insectes d'automne

Altise des crucifères - Altise d'hiver - Pucerons - Tenthrède de la rave - Mouche du chou - Charançon du bourgeon terminal - Larve d'altise d'hiver - Insectes occasionnels

Altises des crucifères ou petites altises (plusieurs espèces)

 

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De plus en plus fréquemment, les petites altises ou altises des crucifères sont observées à la levée ou dans les premières semaines de développement de la culture.
 Le traitement des semences (mesurol ou Cruiser OSR) limite le problème.
 Ne pas confondre les dégâts avec ceux occasionnés par l'altise d'hiver ou d'autres ravageurs.
En cas d'infestation massive et précoce, une intervention en végétation peut être nécessaire. Limiter de préférence l'application aux zones concernées, le plus souvent localisées sur les bordures.

 Stade de sensibilité : de la levée au stade 3 feuilles (adultes).

 Seuil d'intervention : 8 pieds sur 10 avec morsures (le risque est du même type que celui concernant la grosse altise)

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Altise d'hiver ou grosse altise (adulte)

  

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La grosse altise est active la nuit. Elle occasionne des morsures circulaires, perforantes ou non de quelques millimètres dans les cotylédons et les jeunes feuilles. Attention à ne pas confondre les dégâts avec ceux occasionnés par d’autres insectes ou des limaces.
 Le traitement de semences au mesurol ou au Cruiser OSR ne dispense pas d’une surveillance après la levée.
 Surveiller les parcelles en plaçant un piège enterré.
 Stade de sensibilité : de la levée au stade 3/4 feuilles (adultes).
 Seuil d'intervention : 8 pieds sur 10 avec morsures. Ce seuil peut être abaissé à 3 pieds sur 10 pour éviter les pontes à l'origine des larves.

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Larves d'altise d'hiver

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1. Larve d'altise (agrandir) -  2. Perforations (agrandir)

 

Ces larves minent les pétioles des feuilles et peuvent migrer au coeur des plantes au stade rosette ou dans les jeunes tiges. Ceci perturbe la croissance au printemps et peut entraîner la destruction du bourgeon terminal en cas de forte attaque avant décollement de la tige.

 Surveiller les parcelles, tous les mois d'automne et d'hiver, en observant les pétioles et en coupant longitudinalement le coeur des plantes.
 Stade de sensibilité : du stade 5-6 feuilles à la reprise de végétation et en début de montaison.

 Seuil d'intervention : une galerie dans 7 pieds sur 10 (soit 2 à 3 larves par plante).
 Intervention : les pyréthrinoïdes sont efficaces sur les larves qui cherchent à pénétrer dans la plante.

Attention : un traitement d'entrée hiver visant par exemple le charançon du bourgeon terminal est généralement efficace sur larve d'altise.

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Les pucerons à l’automne

A l'automne, les pucerons verts du pêcher, les pucerons cendrés et les pucerons du navet n’introduisent généralement pas de nuisibilité directe au colza. En revanche, ils sont très souvent vecteurs de viroses et peuvent faire baisser les rendements jusqu'à 8 q/ha.

 

Le puceron vert du pêcher (Myzus persicae)

  

Chercher les pucerons verts sur la face inférieure des feuilles et sur les petites feuilles en formation au centre de la rosette (agrandir).

 Observer minutieusement la face inférieure de l'ensemble des feuilles du colza.
 Stade de sensibilité (maximal par rapport aux viroses) : du stade levée au stade 4-6 feuilles.
 Seuil d'intervention : des pucerons sur 2 pieds sur 10.
 Intervenir dès le début de l’installation si le seuil est atteint au stade sensible. Attention, les pucerons verts sont résistants aux pyréthrinoïdes et au pyrimicarbe.

Dans certains cas, des traitements inefficaces sur pucerons peuvent provoquer une pullulation avec destruction des parcelles.

 Dans les zones sensibles où le puceron vert est régulièrement présent, le traitement de semences au Cruiser OSR est également disponible.

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 Le puceron cendré du chou (Brevicoryne brassicae)

Les pucerons cendrés aptères, jaune-verdâtre à la mue, prennent ensuite une coloration grisâtre, donnée par une sécrétion abondante de cire pulvérulente qui couvre rapidement tout le corps de l'insecte. Le puceron tend à présenter une coloration générale grise uniforme.

Regroupés en colonies serrées, leur nuisibilité directe est généralement faible, même s'ils peuvent tuer des plantes au stade rosette.

 

 En savoir plus : les pucerons cendrés du chou

Page "Insectes de printemps"

 

Le puceron du navet (Lipaphis erysimi)

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1. Colonie d'aptères (agrandir)

2. Aptère plus âgé, recouvert de cire (agrandir)

3. Forme ailée (agrandir)

Ce ravageur des crucifères qui sévit un peu partout dans le monde est particulièrement redouté en Asie. Les pucerons du navet aptères présentent une coloration jaune-verdâtre qui tend à devenir olivâtre lorsque le corps se couvre d'une couche de cire compacte qui s'accumule surtout dans les parties creuses de l'enveloppe externe du corps.

 

Trois viroses peuvent affecter le colza

 

TuYV Turnip Yellowing Virus, virus de la jaunisse du navet est transmis par le puceron vert. Peu nuisible à la parcelle, son impact est cependant important car il est fréquent.

CaMV Cauliflower Mosaïc Virus, virus de la mosaïque du chou-fleur et

TuMV Turnip Mosaïc Virus, virus de la mosaïque du navet sont transmis par les pucerons verts et cendrés. Leur nuisibilité est importante mais leur impact global plus faible car ils sont moins fréquents.

(Agrandir)

Au champ, les symptômes de TuYV passent souvent inaperçus si l'on ne dispose pas de témoins sains.

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Tenthrède de la rave

  

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Les oeufs sont insérés dans les bordures des cotyédons. Après s'être developpées sans occasionner de dégâts très visibles, les larves devenues âgées se mettent à dévorer le limbe des feuilles.

En cas de forte infestation larvaire, une dégradation rapide du feuillage peut être observée (évolution visible à l'oeil nu, au jour le jour). Une intervention peut alors être nécessaire.

Attention : les attaques cessent d'elles-mêmes assez brutalement (les larves en fin de développement se réfugient dans le sol pour l'hiver).

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La mouche du chou

Asticots de mouche du chou

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La mouche du chou pond au collet des plantes.  Les asticots rongent le pivot dans des galeries ouvertes mais parfois profondes. Le rendement peut être fortement affecté, notamment lorsque les pivots sont sectionnés.
 Les semis très précoces sont les plus exposés au ravageur, mais la gravité de l'attaque est fortement minoré par un bon développement des pivots. la qualité d'implantation est donc un moyen de lutte préventif dans les situations à risque.

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Le charançon du bourgeon terminal

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1. Larves de charançon au coeur de la plante (agrandir)

2. Charançon adulte (agrandir)

 Les adultes, très discrets, pondent dans les pétioles à l'automne. Les larves passent dans le cœur des plantes au stade rosette et détruisent le bourgeon terminal. Au printemps, les plantes ont alors un aspect buissonnant. La protection passe par le contrôle des adultes pour limiter les pontes.

 Nuisibilité : potentiellement importante, liée au niveau d'infestation, à la précocité des attaques larvaires et à l'état de développement des plantes.
 Surveiller les parcelles en plaçant un piège sur la végétation.
 Stade de sensibilité, lié à la période de vol possible : début octobre à mi-novembre.
 Intervenir 8 à 10 jours après les premières captures (même très faibles), tenir compte des analyses de risque régionales pour prendre sa décision.

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Autres insectes

  

Taupins

Ce ravageur est en recrudescence générale, mais sa nuisibilité reste généralement faible sur colza. De façon assez exceptionnelle, de nombreuses attaques ont été signalées à l'automne 2006.

Symptômes : plantules qui s'étiolent, entraînant la disparition des pieds dont les racines portent des lésions.

 

Noctuelle ou ver gris

Symptômes : plantules qui s'étiolent. A ne pas confondre avec les dégâts de taupins : rechercher les larves dans les premiers centimètres du sol.

(Agrandir)

Insectes occasionnels

D'autres insectes et myriapodes peuvent s'installer sur le colza à l'automne et au printemps. Ils sont généralement peu nuisibles, n'impactent pas le rendement et aucun traitement n'est à envisager contre eux : les aleurodes, amara, cétoine, chenilles défoliatrices, mineuse, teigne des crucifères, thrips, tipules, blaniules.

 

Retrouvez toutes les infos dans le petit guide pratique "Insectes du colza".

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Cette note a été rédigée par un groupe de travail, DGAl, APCA, ITSAP-Institut de l'abeille et soumise à la relecture du CNE.

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Observation, reconnaissance de symtômes, stratégie fongicide. Région Poitou-Charentes.

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