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Estimations superficie Oléagineux - mai 2012
07 mai 2012Colza d'hiver : 1 535 575 ha
Colza de printemps : 4 424 ha
Total colza : 1 539 999 ha
Tournesol :
Estimations superficie oléagineux - novembre 2011
22 novembre 2011Colza d'hiver : 1 550 430 ha ; 34.5 q/ha ; 5 343 292 tonnes
Colza de printemps : 4 217 ha ; 30,6 q
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Oïdium sur colza
Des pertes de rendement de plus de 10 q/ha dans le Sud-Est, moindre dans le Nord. les printemps précocémnt chauds et secs augmentent le risque dans la moitié nord de la France.
L'oïdium est régulièrement présent dans le sud de la France
Ce sont les régions du sud de la France qui présentent les fréquences d’attaques d’oïdium les plus importantes.
Dans le Sud-Est, notamment en bordure méditerranéenne, les attaques sont systématiques.
Dans le Sud-Ouest, on note un certain gradient, avec des attaques plus fréquentes sur la partie Est (Lauragais) qui s’atténuent en allant vers l’Ouest (Dordogne)
Lors de printemps chauds et secs, l'oïdium peut aussi se développer dans d’autres zones de culture du colza comme la région Poitou-Charentes, la vallée du Rhône ou la Bourgogne. On l’a même observé certaines années en Lorraine et en Picardie.
Fréquence et nuisibilité de la maladie (mise à jour 2011)
Carte détaillée des régions Sud
Les attaques précoces occasionnent les plus fortes pertes de rendement
La date d’apparition de l’oïdium varie fortement d’une année sur l’autre, et, selon la précocité de l’attaque, l’incidence sur le rendement est plus ou moins forte.
Les essais oïdium mis en place depuis 10 ans sur les stations de Béziers (34) et d’En Crambade (31) montrent que la période d’apparition de la maladie est très large (de fin février à début mai pour Béziers ou à fin mai pour En Crambade).
La maladie est toujours nuisible, quelles que soient les années : les pertes de rendement vont de 2 q/ha à plus de 10 q/ha. Globalement, cette nuisibilité diminue de 0,7q/ha chaque fois que l’attaque est retardée de 10 jours.
Perte de rendement selon la date d'apparition de l'oïdium
Traiter avec un anti-oïdium
Situations sans risque sclérotinia
La protection doit être raisonnée, sur observation des symptômes, depuis le début de la floraison jusqu’à 6 ou 7 semaines avant la récolte (respecter le délai avant récolte). Fait exception le Sud méditerranéen où la protection doit être systématique dès la floraison car la maladie est toujours présente et prête à exploser.
Traiter (avec SUNORG PRO ou CARAMBA STAR) au stade G1 si les premiers symptômes ont été observés début floraison (F1) ; dès l'apparition des symptômes si ceux-ci apparaissent après le stade G1.
Attention au délai avant récolte ! SUNORG PRO et CARAMBA STAR ont un DAR de 45 jours : avec ces produits, le traitement doit être effectué au plus tard aux environs du 10 mai, en fonction de la situation géographique et des conditions de l'année.
Dans les situations à risque sclérotinia, 1 ou 2 passages contrôleront les 2 maladies : au stade G1 avec un produit efficace contre le sclérotinia et l'oïdium, après le stade G1 dans le cas d'apparition de symptômes d'oïdium, avec un anti-oïdium.

Des symptômes typiques
Sur les deux faces des feuilles, les premiers symptômes peuvent apparaître dès l’automne sous forme de taches étoilées de mycélium blanc.
Ces taches peuvent s’élargir, confluer et recouvrir la feuille d’un feutrage blanc.
Sous la couche farineuse peut se développer une moucheture noire, à ne pas confondre avec les symptômes d’autres parasites tels que l’alternaria.
En cas de forte attaque, les feuilles peuvent se dessécher et tomber prématurément. La croissance de la plante est affectée et les siliques atteintes produisent des graines plus petites.
Sur tiges et sur siliques, le même processus de colonisation du champignon que sur les feuilles est observé et conduit à une expression similaire des symptômes.
Feutrage blanc sur tous les organes aériens de la plante : 1. feuilles (agrandir), tiges (agrandir), siliques (agrandir) |
Une récolte plus difficile, un rendement moindre
L’oïdium est un parasite qui s’alimente directement dans les cellules de l’épiderme des feuilles, tiges ou siliques ; il détourne donc à son profit des substances nutritives synthétisées par les organes du colza et limite la photosynthèse. En cas d’attaque grave, la croissance de la plante peut être affectée et les siliques atteintes produisent des graines en moindre quantité et de petite taille.
De plus le mycélium sur siliques retarde la maturation des siliques les plus atteintes et accroît l’hétérogénéité de maturation entre les différents étages de siliques ce qui rend plus difficile la récolte à un stade optimal.
Attention à ne pas récolter trop tôt en présence d’oïdium afin de ne pas laisser trop de siliques non battues.
Publications
Note nationale BSV 2012 - Les abeilles, des alliées pour nos cultures : protégeons-les !
Cette note a été rédigée par un groupe de travail, DGAl, APCA, ITSAP-Institut de l'abeille et soumise à la relecture du CNE.
Sclérotinia du colza et maladies de fin de cycle - Raisonnez la stratégie en floraison
Observation, reconnaissance de symtômes, stratégie fongicide. Région Poitou-Charentes.
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