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Estimations superficie oléagineux - mai 2013
13 mai 2013Colza d'hiver : 1 472 011 ha
Colza de printemps : 6 556 ha
Total colza : 1 478 567 ha
Tournesol
Dossier de presse "Culturales 2013"
14 mars 2013Dossier de presse présenté lors de la conférence de presse Culturales 2013 du 12 mars 2013.
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Colza : interculture
Avant le colza
Dans la plupart des régions la durée de l'interculture avant le semis du colza est courte. Elle doit néanmoins être mise à profit pour lutter contre les adventices présentes à la moisson avant grenaison et pour réaliser un faux-semis qui permettra de limiter certaines adventices (graminées notamment) avant le semis si l’humidité du sol est suffisante.
Déchaumer rapidement après la récolte en cas d’adventices prêtes à grainer dans la parcelle. Le déchaumage stimule la levée de nouvelles adventices qui seront détruites avant semis.
Réaliser un faux-semis 15 jours à 3 semaines avant le semis en évitant, par la suite, de remonter des graines d'adventices à la surface par un travail trop profond.
Détruire les levées avant le semis avec un passage d’outil superficiel ou chimiquement.
Après le colza
Favoriser les repousses

En favorisant la levée des graines de colza tombées au sol à la récolte, on met en place une interculture bon marché et très efficace pour piéger les nitrates : les repousses. Par ailleurs, profiter de l’interculture pour faire un faux-semis avant le semis de la céréale qui suit se révèle efficace pour réduire les populations de vulpins et de géraniums (déchaumage fin août, début septembre). De plus, si l’humidité du sol est favorable, ce faux-semis engendre une nouvelle génération de repousses qui complète le piégeage des nitrates.
Selon les situations, notamment la présence ou non d'adventices, privilégier l'absence de travail du sol ou un déchaumage superficiel.
Laisser les repousses en place environ 1 mois pour limiter les risques de pertes de nitrates.
| Attention ! Respecter la date limite fixée par arrêté départemental dans le cadre du 4ème plan d'action nitrates. |
Détruire les repousses mécaniquement ou chimiquement
- soit avant la levée des nouveaux colzas des parcelles voisines,
- soit après que les nouveaux colzas des parcelles voisines aient atteint une croissance suffisante (plus de 2-4 feuilles).
On évite ainsi les risques de migration des altises ou des pucerons vers des colzas sensibles.
Détruire les chaumes et les repousses de colza en cas de nématodes sur betteraves
Le colza est un hôte de substitution pour le nématode de la betterave Heterodera schachtii. Celui-ci n'est pas ou peu nuisible pour le colza, mais profite des températures élevées du mois d’août, après la récolte du colza, pour se multiplier sur les pivots encore verts et sur les repousses.
La seule destruction des chaumes vertes après la récolte permet de réduire le niveau de multiplication mais il faut y associer la destruction régulière des repousses toutes les 2 à 3 semaines (dans le Nord-est de la France, 265°C jour base 8°C à 10 cm de profondeur de sol) pour réduire le risque de multiplication de ce nématode. Ne pas appliquer ou retarder les interventions post récolte du colza aura donc des conséquences très néfastes pour la gestion des populations de nématodes.
En savoir plus (PDF 480 Ko)
Betterave et colza dans la même rotation
Attention aux CIPAN crucifères dans les rotations avec du colza
Que ce soit vis-à-vis des nématodes ou de la hernie, il est déconseillé d’introduire des CIPAN à base de crucifères dans les rotations avec colza ou de maintenir des repousses de colza après récolte. Toutefois toutes les CIPAN crucifères ne se valent pas : les moutardes, sur la base de travaux allemands, favoriseraient les nématodes et la hernie alors que les radis fourragers seraient plutôt défavorables et donc à privilégier.
(repousses de colza : cercle jaune ; moutarde CIPAN : cercle vert)
Lutter contre les géraniums dans les parcelles fortement infestées
Dans les rotations courtes, les géraniums sont souvent présents de façons récurrentes dans le colza. Les solutions chimiques actuellement disponibles ne présentent pas des efficacités suffisantes pour maîtriser à elles seules de fortes populations. Dans les cas de très fortes infestations, le travail du sol superficiel et les faux-semis à l’échelle de la rotation permettent de mieux maîtriser la situation.
Avant le colza, un travail profond, avec ou sans charrue, favorise la levée de dormance des géraniums enfouis précédemment dans la rotation et conduit, le plus souvent, à des levées importantes dans la culture. Inversement, l'absence totale de travail du sol est très défavorable à la levée des géraniums. Dans les situations fortement infestées, si les conditions du sol le permettent, notamment vis-à-vis de l’implantation des pivots des colzas, éviter tout travail profond.
Derrière le colza, réaliser un déchaumage qui, en favorisant la levée de la dormance, va provoquer une levée de géraniums. Un deuxième déchaumage va ensuite détruire les plantes en place et favoriser une deuxième levée qui pourra être détruite avant le semis de la céréale.
En savoir plus : Techniques innovantes
Gestion des géraniums par le faux-semis et le déchaumage
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